Jérôme, ce qu’il aime, c’est laisser une trace et des étoiles dans les yeux des curieux qu’il emmène glisser sur l’engin qu’utilisaient les écoliers autrefois, et qu’il fabrique dans son atelier : le paret. Rencontre avec Jérôme Guillot, menuisier, inventeur et passionné par cette luge dont il partage les la pratique tout l’hiver.

« 7 ans que je suis tombé dans le paret » déclare passionnément Jérôme. 450 parets sont sortis de son atelier de Verchaix « Agencement d’intérieur » ! Le menuisier a fait ses armes durant 3 ans chez un compagnon ; depuis il explore le bois sans limite, démontrant l’infini possibilité de son utilisation au travers de ces créations et innovations. Jérôme est l’inventeur du paret doté d’un ski. « On s’enfonce moins avec le ski sous le patin par rapport au paret traditionnel doté d’un patin. On passe n’importe où ! Et en 15 minutes on a les bases pour glisser. » Il faut 4 heures à Jérôme pour fabriquer un paret en frêne ou en épicéa, qu’il peut personnaliser au goût des clients. « Une fois qu’on y a goûté, on a envie d’en faire plus. Comme ces bretons qui m’ont demandé d’en fabriquer l’hiver dernier ! » déclare Jérôme. Comptez 120 euros pour un paret personnalisé ; un peu plus pour sa version « moderne », le yooner, et un dérivé qui a le vent en poupe et dont Jérôme connait tous les secrets : le snooc. De son atelier sortira une nouvelle invention de son cru : « le pahut » qu’il entend faire hologuer dans l’hiver.  

Portrait réalisé par Gérard Gachignard

« 7 ans que je suis tombé dans le paret » déclare passionnément Jérôme. 450 parets sont sortis de son atelier de Verchaix « Agencement d’intérieur » ! Le menuisier a fait ses armes durant 3 ans chez un compagnon ; depuis il explore le bois sans limite, démontrant l’infini possibilité de son utilisation au travers de ces créations et innovations. Jérôme est l’inventeur du paret doté d’un ski. « On s’enfonce moins avec le ski sous le patin par rapport au paret traditionnel doté d’un patin. On passe n’importe où ! Et en 15 minutes on a les bases pour glisser. » Il faut 4 heures à Jérôme pour fabriquer un paret en frêne ou en épicéa, qu’il peut personnaliser au goût des clients. « Une fois qu’on y a goûté, on a envie d’en faire plus. Comme ces bretons qui m’ont demandé d’en fabriquer l’hiver dernier ! » déclare Jérôme. Comptez 120 euros pour un paret personnalisé ; un peu plus pour sa version « moderne », le yooner, et un dérivé qui a le vent en poupe et dont Jérôme connait tous les secrets : le snooc. De son atelier sortira une nouvelle invention de son cru : « le pahut » qu’il entend faire hologuer dans l’hiver.  

« On se fait une sortie ? »

L’hiver, Jérôme partage son temps entre l’atelier et les pistes. Car le passionné du bois, est un dingue du paret. Alors il emmène les curieux sur les pistes du domaine nordique de Sixt Fer à Cheval et de Morillon où il assure des initiations pour le grand public ; il encadre également des sorties scolaires ou colo, ou encore pour des entreprises. Il arrive à l’homme au grand cœur de prêter son parc de matériel  comme à l’association « Tom en tête » (en mémoire de 2 aspirants guide décédé morillon).

Ces moments de partage font vibrer Jérôme. Il faut dire que « ce bout de bois » comme il dit est intergénérationnel : il fédère ! Autour du paret, du yooner et du snooc, c’est une communauté qui s’est installée dans la vallée, impulsée par un trio de « fadas » dont il fait partie. « Maintenant il existe un groupe d’initiés de pratiquants dans le coin, une trentaine de passionnés organisés en association (« Montparet ») « qui parlent paret ». On aime se retrouver, passer de bons moments ; et pourquoi pas partir ensemble sur le championnat de France à Manigod ; voire même organiser une étape ici à Morillon ! Dès que la neige est là, on y va ! ». Ils sont organisateurs du « Yoopa », un événement 100% paret/yooner/snooc que les lyonnais ou les Grenoblois plébiscitent. Demandez à Jérôme de vous concocter une sortie sur mesure. De là-haut et sur le paret, les horizons et les perspectives s’ouvrent.

Son spot favroi ? La mythique descente du Criou, sommet emblématique de la vallée ponctuée par une fondue. Son moment préféré ? Au coucher du soleil « Le soir, la sortie à la frontale est grandiose : avec son côté sauvage et la lune en cerise sur le gâteau ! ».

Propos recueillis par Laure Béchade, journaliste

Commentaires

Soyez le premier à poster un commentaire !

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *